Gabon : 5 ans d’emprisonnement et 5 millions de francs d’amende pour tout homme de Dieu qui procédera à la célébration d’un « culte » ce dimanche 25 octobre 2020

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*** Local Caption *** Deuxime convention nationale des chantres de l'Alliance chrŽtienne et missionnaire du Gabon. Une vue des chantres.

Lors du point de presse du gouvernement du 16 octobre passé, le ministre de l’Intérieur, Lambert Noël Matha indiquait que « l’ouverture d’une église est conditionnée par la délivrance d’une autorisation spéciale par le ministère de la santé et celui de l’Intérieur. Par ailleurs, le nombre maximum  de fidèles autorisés par culte a été limité à 30 personnes. Les fidèles doivent également remplir une fiche électronique pour donner les renseignements personnels qui permettraient de prévenir ou de retrouver des cas-contacts en cas de contamination », un scandale pour l’Eglise du Gabon qui ne l’entend pas de cette oreille et crie à la restriction des libertés de culte.

Les autres points de discorde entre le gouvernement gabonais et l’Eglise sont notamment le temps de culte accordé aux églises qui ne doit pas excéder 1H de temps, le paiement de la dîme dorénavant par mobile money alors que dans les courses dans les magasins au bien d’autres activités qui requièrent une dépense, ne font pas l’objet d’une telle restriction.

Une situation qui aurait réconforté les hommes de l’Eglise à maintenir la réouverture des lieux de culte ce 25 octobre 2020 comme précédemment annoncé par le clergé catholique et les autres confessions religieuses.

Ainsi, face à ce qui s’apparente à une défiance collective ou individuelle d’une mesure gouvernementale dont le Président de la République Ali Bongo a tout de même défendu, l’article 249-1 du nouveau code pénal  pourrait bien être utilisé contre les contestataires de certaines mesures jugées nécessaires afin de lutter contre la propagation de la Covid-19.

Ainsi, l’article 249 alinéa 1 dans sa première partie dispose que « quiconque expose directement autrui à un risque immédiat de mort ou de blessures de nature à entraîner une mutilation ou une infirmité permanente par la violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement, est puni d’un emprisonnement de cinq ans au plus et d’une amende de 5.000.000 de francs au plus »

Et de poursuivre dans la seconde partie que « les personnes morales déclarées responsables pénalement, dans les conditions prévues à l’alinéa ci-dessus sont punies d’une amende de 30.000.000 de francs au plus, outre les peines complémentaires prévues à l’article 26 du présent Code ».

Une situation bien plus triste qui pourrait devenir explosive de l’un comme de l’autre côté tant les affrontements entre les deux parties se font par médias interposés.

selon yirawebzine

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